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08/02/2009

Nationale IV contre le club 608

Notre capitaine s'est retrouvé une nouvelle fois très inspiré pour effectuer le compte-rendu du match de ce dimanche 8 février après-midi à Fontaine le Port, et pour mettre en lumière tout le potentiel caché de nos joueurs.

.... reportage :

Contre club 608_20090208_001.JPG



Notre belle équipe a donc très précisément réalisé contre le Club 608 (III) le contrat que je lui avais fixé, faire aussi bien que Noisy-le-Grand qui s’était inclinée 1 – 5 contre le club parisien. Certes, Pekka, et Yves à sa suite, s’étaient montrés beaucoup plus ambitieux, envisageant même la victoire de l’équipe, mais notre vaillance n’aura pas suffi à rattraper les 230 points de retard en moyenne (1713 contre 1940).

Contre Club 608_20090208_024.JPGGérard, au 4ème échiquier, a brillamment gagné sa partie, en maîtrisant son temps, à la différence de son adversaire, classé 2036 ! (L’année prochaine, je demanderai à être le prochain Président du Club ; ce titre dope manifestement les performances échiquéennes.) Pourtant, il a longtemps donné l’impression d’être à la peine avec sa paire de fous peu active dans une position semi-fermée.

Les deux nulles ont été arrachées par Marc Plaisant, qui pouvait sereinement viser la victoire, en dépit d’un pion de moins, et Yves qui a su garantir un équilibre jusqu’en fin de partie, tout en négligeant longtemps de développer une partie de ses pièces !

Contre club 608_20090208_002.JPGPekka semble avoir contrôlé le cours de la partie, forçant son adversaire à consommer beaucoup de temps. La défaite fut pourtant au bout du chemin. Maxime affrontait une femme, qui plus est, une Anglaise. Inutile de dire que le pire était à craindre, le souvenir cuisant d’Azincourt planant sur la partie. Maxime avait précocement poussé ses pions b, c et d sur la 4ème rangée, histoire d’impressionner l’adversaire. Mais assez rapidement elle concentra ses forces sur le malheureux roi blanc, laissant plusieurs de ses propres pièces en prise, … toutes imprenables. L’assaut fut tel, que la défaite ne put être évitée. Michel ne fit pas long feu, son roi étant longtemps demeuré au centre de l’échiquier. Marc Ferry créa des pions doublés chez son adversaire, y compris devant le roi qui se retrouva ainsi dans les courants d’air et assez seul. Hélas, Marc ne put lancer sa dame à l’assaut du roi vulnérable, tant le sien propre nécessitait une protection rapprochée. En fin de partie, malgré la perte de la qualité, il pouvait encore prétendre à la victoire, son cavalier se révélant supérieur à la tour. Mais, oubliant qu’après le 40ème coup il récupérait une heure, il continua de jouer à la vitesse du blitz, finissant par faire une grossière erreur. Dommage. Sur le dernier échiquier, j’ai pu contrôler tant bien que mal l’attaque des Blancs.

Contre Club 608_20090208_017.JPG

A un moment-clé du milieu de partie, alors que j’ai un fou en prise, je sacrifie ma tour sur un cavalier, qui ne peut être repris que par la Dame, ces deux pièces étant précisément les seules qui protégeaient un pion du centre stratégique. Je prends donc le pion en faisant échec, ce qui me donne le temps nécessaire pour mettre l’autre fou en sécurité. C’est ainsi que j’ai conquis l’avantage et l’initiative. Malheureusement, plus tard, un peu fatigué, je me suis abstenu de réfléchir sur une réponse qui semblait s’imposer avec évidence. Or, il y avait une attaque double, qui a rendu l’avantage à mon adversaire, jusqu’à sa victoire finale.

Un petit goût d’amertume donc, car l’équipe aurait pu obtenir deux à trois victoires de plus, (les deux Marc, Olivier …) sinon davantage.

Bonne semaine à tous !

Et veuillez noter sur vos agendas la date du 15 mars (ronde 6) nous nous déplaçons à Arpajon, avant de recevoir le 5 avril Noisy le Grand III.

Olivier ANGEL
Capitaine de l’équipe

 

 

 

Commentaires

"qui pouvait sereinement viser la victoire, ..." c'est oublier un peu vite les difficultés à l'aile Roi, face à la majorité de pions de mon adversaire, deux des miens étant doublés sur la colonne f. A l'aile Dame, le pion lâché bien involontairement était compensé par l'occupation de la colonne c. On pouvait penser à l'envahissement du camp blanc à l'aide d'une Tour qui, après l'inévitable échange des Dames, se serait comportée en mouche du coche, voletant à l'Est, piquant à l'Ouest, poursuivie par un Roi quelque peu entreprenant... Je doute que mon adversaire, Robert Hanna, m'eût autorisé cette petite fantaisie ! Qu'il soit ici salué !

Écrit par : Marc Plaisant | 10/02/2009

Bravo à notre équipe, avec une mention spéciale au narrateur de cette bataille épique !

Écrit par : thierry | 10/02/2009