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23/05/2009

Notre escapade à Bourges

C'était une de ces fins de semaines comme seul le mois de Mai sait en offrir. Piloté par Michel Impériale, ce projet d'escapade à Bourges se concrétisait !

Retrouvez dès maintenant quelques-uns des moments forts, retracés par nos reporters.


Le point de vue d'Erelle.

Les 16 et 17 mai, mes maîtres, Anita et Michel, m'ont emmenée pour leur servir de garde du corps, ainsi qu'à leurs amis les Fleury et les Abougit lors de leur week-end à Bourges. Je pense avoir bien rempli ma mission. J'en ai profité pour m'instruire un peu, puisque je n'ai que deux mois et que j'ai certainement encore bien des découvertes à faire, si ça se trouve.


g_20090516_0008.JPGIl y a eu d'abord la visite de la Cathédrale de Bourges, c'est très grand, c'est très sonore et c'est très froid, (heureusement que Anita me garde dans un panier).

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Figurez-vous que cette cathédrale est un bâtiment très ancien où l'on pourrait loger des milliers de caniches comme moi ! Impressionnant ! Enfin, ça c'est ce que je me suis dit, car mes amis humains, eux, s'occupaient d'un autre aspect des choses, de l'alignement des piliers, de l'obliquité des contreforts et que sais-je encore.

Ensuite comme les Abougit venaient juste d'arriver (ils n'ont pas visité la cathédrale) on est allés tous ensemble dans un très joli endroit où les humains boivent des consommations, assis sous de grands parapluies. Cela tombe bien parce que justement il pleuvait.
g_20090516_0024.JPGAprès quoi on s'est retrouvés à l'hôtel (c'est là où les humains dorment la nuit) et ensuite au restaurant dans le marais de Bourges. Là je n'ai pas vu grand chose parce que toutes ces promenades m'avaient fatiguée et j'ai fait un somme au fond de mon panier. Mais ils avaient l'air content, ils ont mis longtemps à manger et à boire. Moi j'avais bien envie de faire pipi mais je n'ai rien dit, puisque j'avais une mission à accomplir.g_20090516_0029.JPG
Ensuite on est allés dormir chacun dans sa niche. Michel voulait me faire marcher à la laisse, mais il y a des millions de bonnes odeurs dans tous les coins et c'est pas facile de choisir dans quelle direction aller. Mais Michel ne s'intéressait pas aux milions de bonnes odeurs, il voulait juste rentrer à l'hôtel Saint-Jean.
Le lendemain matin, je suis restée avec Anita (c'est ma maman humaine), Martine et Anne (ce sont mes taties) et j'ai dirigé la promenade dans le marais, à la proue de mon panier, et donc nous avons vu des jardins, de l'eau et des canards, des canards des jardins et de l'eau et encore des jardins. J'étais assez fatiguée de tant naviguer dans mon panier, parfois je dormais un peu.20090517_0005.JPG

Après cette promenade, nous sommes allées dans le centre ville pour visiter la Maison Jacques Coeur. C'était le Grand Argentier du Roi Charles VII, et sa maison est étonnamment grande. Au début Anita n'était pas très sûre de pouvoir me prendre avec elle, c'est vrai quoi, moi je suis un grand chien terrible et j'aurais pu effrayer tout le monde. Mais Anita m'a gardée dans ses bras et tout s'est bien passé. On a vu toutes les pièces qui ont été reconstituées il y a longtemps, parce que Prosper Mérimée était venu y mettre son museau et avait décrété que non, décidément, si on ne faisait rien, ça allait tomber en ruine tout ce beau bâtiment, non mais.20090517_0010.JPG

Après cette visite Anita m'a donné à boire et nous sommes toutes allées manger dans un restaurant italien, avec un serveur très gentil qui m'a beaucoup admirée et montrée à ses collègues, en disant qu'il aimerait bien avoir un gros chien comme moi pour garder sa propriété. J'étais très fière et j'en aurais bien profité pour arroser ça avec la bouteille de vin qu'il y avait sur la table ! J'ai dit "oui, oui, oui, oui", mais Anita a cru que je disais "ouah ouah ouah ouah" et elle m'a fourrée dans mon panier.

Après manger on a repris la voiture, et on a roulé jusqu'à l'abbaye de Noirlac, 40 km au sud de Bourges, selon le plan du monsieur de l'hôtel. C'est facile à trouver : c'est tout droit, ensuite tout droit et après, tout droit. On est passées par Bruère Allichamps, qui est le centre géographique de la France. Hein, j'en sais des choses !

A l'abbaye de Noirlac on m'a juste raconté après, parce que j'ai dû rester à l'accueil avec des dames. Mais bon, voilà : c'est une belle abbaye du vieux-vieux temps, du temps où les caniches parlaient ! Un jour elle a été transformée en usine à fabriquer de la porcelaine ! Prosper Mérimée qui passait par là a dit  :"Non mais regardez-moi ça ! De la porcelaine dans une abbaye ! Mais ça va pas, non des fois ? Allez ouste, débarrassez-moi tout ce bazar, on va faire des travaux". Ce qui est rigolo c'est que dans une chapelle, sur le côté du cloître, il n'y a plus que les murs, parce que les fabricants de porcelaine avaient entreposé leur vaisselle sur le plancher supérieur, et patatras tout s'est écroulé ! Ouah ! J'aurais bien voulu voir ça, et la tête des marchands porcelaine, aussi !

20090517_0036.JPGDonc c'était jusqu'au 18ème siècle une abbaye cistercienne, il a fallu deux siècles pour la construire. Il y avait des moines, jusqu'à 80 paraît-il, qui se levaient la nuit pour aller prier. Ils entretenaient le jardin et l'abbaye grâce à des "frères convers" qui avaient fait voeu d'obéissance ; ils faisaient tout le boulot et dormaient sous les toits, les pauvres. Mais les temps étaient durs, même pour les caniches !

Ensuite ma maîtresse est revenue me chercher. J'étais folle de joie : elle ne m'avait pas oubliée ! Elle se souvenait encore de moi ! Et moi d'elle ! C'est en revenant vers la voiture que j'ai eu un petit accident de panier : j'ai fait un tonneau malencontreux qui m'a pas mal effrayée. Que de dangers nous guettent en ce bas monde, puisque comme le dit Montaigne, "notre vie n'est que mouvement".

Sur ce nous avons retrouvé les messieurs qui nous attendaient à Plaimpied (et de pied ferme). J'ai raconté mes malheurs à Michel et il m'a raconté les siens. Ensuite nous sommes rentrés chez nous.

Anne


Merci à Anne d'avoir su si bien nous traduire le point de vue d'Erelle.

Rejoignons maintenant Michel qui nous relate d'autres événements ...



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Dimanche 17 mai, salle des fêtes de PLAIMPIED, à 10 km de BOURGES, ils étaient venus pour en découdre et porter haut les couleurs de Fontaine le Port. Gaston, Gérard et Michel avaient décidé de défier les joueurs du Cher dans un tournoi de parties rapides de 7 rondes de 15 minutes.

17.jpgg_20090517_0037.JPGMais dès le début, les premières rondes furent difficiles et nous étions convaincus que l'après-midi allait être plus à notre avantage.

Hélas, c'était  comme si les joueurs du Cher nous attendaient et étaient décidés à nous montrer qu'à PLAIMPIED aussi on sait jouer aux échecs. Finalement, aucun de nous réussit à capter la moitié des points, nous avions cependant passé une très bonne journée, et nous saluons encore le club de PLAIMPIED et son équipe qui a organisé dans la bonne humeur ce tournoi qui a réuni près de 60 joueurs. Une sortie en province motivante et riche d'enseignement...

Michel

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Retrouvez le classement complet avec la "grille américaine" qui précise les résultats de chaque ronde et le classement final de chaque adversaire.

Vous pouvez également retrouver des informations et des photos sur la compétition en visitant le site du club de PLAIMPIED ou celui du Comité Départemental du Cher .

 

BRAVO à Michel qui a su mener à bien ce projet de sortie à la fois touristique et tournée vers le jeu d'échecs. Ouverte aux adhérents et à leur famille, cette escapade à Bourges n'a permis que de mobiliser 6 personnes motivées. Gageons que la prochaine fois nous serons plus nombreux et que l'ambiance sera toujours aussi bonne !

 

23:49 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (0)