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26/03/2012

Presque un triomphe!

Ce dimanche, nous nous sommes déplacés dans ce que nous croyions être l'antre de la bête. Le script était déjà écrit, nous allions voir un remake de David contre Goliath...

 

davidgoliath.jpg

Et comme dans l'histoire originale, le résultat final ne fut pas celui attendu...

Olivier, merci encore une fois de nous prêter ta plume pour nous faire revivre ces évênements... 


Cela remonte certes à un temps déjà lointain, (juillet 1998 et les mois suivants ?) les rues de France et les cours d'école résonnaient alors d'une étrange litanie : "Un, deux, trois, ... zéro !". Il n'est pas exclu, malgré notre tendance proverbiale à l'humilité, que la Brie du sud ne soit gagnée par un phénomène d'enthousiasme comparable, à ceci près que nous entendrons désormais : "Un, deux, trois, quatre, cinq, six, ... zéro !". C'est en effet le score sans appel que notre équipe a infligé au Grand (?) Echiquier de Meaux II en ce dimanche 25 mars 2012.

Je sais que votre réaction ne sera guère différente de celle d'Yves, plus incrédule que Saint Thomas, qui exprima son scepticisme en recevant le SMS triomphant. Comment est-ce possible ? D'autant que Meaux était précédé d'une réputation avantageuse ! Nous devons à la vérité de préciser que l'équipe alignée ce jour par l'adversaire manquait d'expérience et qu'elle souffrait d'un handicap de 100 à 200 points ELO par rapport à nos joueurs. Cela dit, chacun donna ce qu'il put et il n'y eut point de victoire "cadeau". Sauf peut-être le forfait au 5ème échiquier, où Marc Ferry se retrouva seul devant l'échiquier, son adversaire ayant "oublié" de se déplacer. 

Marc Plaisant, avec les Noirs, obtient très vite une position supérieure, en plaçant en particulier un fou en h3, empêchant la réalisation d'un roque avec fou en fianchetto. Les cases blanches du champ royal sont sous son contrôle. La victoire, inéluctable, était contenue dans la sortie de l'ouverture. 

Maxime ne put en dire autant. Soumis au rythme de jeu rapide de son jeune adversaire, il rate l'ouverture et sa situation devient vite inquiétante. Les deux rois sont exposés, les pions dangereusement avancés. Sentant le vent du boulet, notre joueur se ressaisit et contrôle parfaitement une attaque présomptueuse et solitaire de la reine noire sur son roi. Les Noirs parviennent à sauver leur Dame, soudain très à l'étroit, mais au prix d'une pièce. Dès lors, Maxime reprend la direction des opérations et l'emporte.

Gérard, comme à son habitude, gère sa partie avec beaucoup de solidité. Une position longtemps passive, mais sans faiblesse, et riche en possibilités. Il parvient avec sa batterie Fou / Dame à capturer le pion h2 en faisant échec. Après l'échange des Dames et des deux fous antagonistes, il double ses tours sur la colonne d, avec une petite combinaison de mat en 3 coups, si l'adversaire n'évente pas la menace. Las, le joueur ne distingue qu'une partie du problème et, en désertant avec sa tour la 1ère rangée, facilite la mise en oeuvre du mat !  Heureusement que Gérard avait refusé la nulle, proposée quelques coups plus tôt !

Olivier, avec les Blancs, opte pour la prise d4xc5 dans la défense française et obtient une initiative, qu'il n'abandonnera jamais. Le petit roque des Noirs est soumis à l'attaque de presque toutes les pièces blanches, alors que les Noirs sont réduits à un criant manque d'harmonie dans le développement de leurs pièces. Bientôt, les Blancs gagnent une pièce nette et la pression sur le roi devient telle que l'abandon est la seule issue honorable. L'adversaire est un jeune joueur prometteur, qui doit perséverer et qui ne manquera pas de faire rapidement ses preuves.

Au dernier échiquier, Gaston joue avec sérieux et sa position est enviable en milieu de partie. C'est alors que ses démons le reprennent et il donne sans nécessité, juste par distraction, une pièce, puis une autre, afin de faire bonne mesure. Personne ne donne alors plus cher de sa   peau. C'est mal le connaître, car il reprend avec ses pions et une tour assez confiance en lui pour pousser l'adversaire jeune et novice à la faute et l'emporte miraculeusement.

Six victoires à zéro, dont une par forfait. Une belle façon de terminer la saison 
et de quoi nous rendre ambitieux pour la saison prochaine.


Sur proposition de notre ancien président, nous nous invitons chez Gaston, en bord de Seine, pour siroter sous la tonnelle un petit Jurançon, coloré d'un cassis "maison".


Merci à tous, les présents et les absents, tous ces membres du club, joueurs ou non, qui sont l'âme de notre équipe et lui insuffle la force de se battre toujours et gagner parfois !


Olivier

Commentaires

Un grand bravo à tous pour cette performance!!!

L'article et le titre sont à la hauteur de l'événement!!

A bientôt
yves

Écrit par : Yves | 26/03/2012

Fantastique !

Écrit par : thierry | 27/03/2012

Bravo Olivier pour ton reportage et à Maxime, notre webmaster pour l'originalité de ta publication.

Écrit par : Gérard FLEURY | 28/03/2012