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28/10/2012

Rien ne sert de courrir... ou l'art de perdre la première rencontre pour mieux rebondir!

Dimanche 14 octobre débutait la saison 2012-2013 des compétitions par équipe.

Plutôt satisfaite de ses résultats de l'année précédente, notre équipe était au complet pour affronter les vaillants guerriers de Noisiel. Trop confiante? Encore trop endormie par la moiteur de l'été? notre équipe a encore une fois choisi de faire sienne la morale du lièvre et de la tortue: Rien ne sert de courrir... 

Comme chaque fois, Olivier Angel a eu la gentillesse de nous rendre compte du déroulement de la journée. Olivier, je te passe à présent la plume!

Bonne lecture...


Chers amis,

 

Dimanche 14 octobre, pour notre premier match de la saison, Fontaine le Port s'est incliné 2 à 3. Gérard et Daniel ont gagné leur partie ; Yves a accepté la nulle ; nos deux Marc et Olivier ont perdu. En cherchant les raisons, bonnes et surtout mauvaises, qui pourraient expliquer ce résultat plus figue que raisin, je pourrais mentionner que nos adversaires affichaient en moyenne plus de 50 points ELO de plus que nous. Je pourrais aussi invoquer la pluie diluvienne (presque...) et notre longue et humide errance pour trouver leur club, où nous étions censés les recevoir ! Mais je n'en ferai pas trop aujourd'hui dans le registre de la mauvaise foi. Il me faut en garder pour commenter nos prochaines défaites. 

Ce 14 octobre, nous n'avons pas été ridicules. Et la victoire n'était pas inaccessible.

Marc Plaisant, avec les Blancs au 1er échiquier, était opposé à un fort joueur. Dans une Anglaise, il put se créer une case forte en d5, mais concéda assez vite des pions doublés d5 et d2, faiblesse potentielle. Renonçant au roque, les Blancs n'hésitèrent pas à déplacer leur roi vers le centre, où il devint une pièce active. Mais les Noirs, obtinrent le contrôle absolu de la seule colonne ouverte f, en plaçant deux tours et la dame. Dans ces conditions Marc fit preuve d'une défense magnifique, empêchant l'adversaire d'exploiter sa position dominatrice et de la convertir en gain matériel, voire en attaque de mat. Mais telle la chèvre de Monsieur Seguin qui finit par abandonner le combat au point du jour, Marc attendit le coucher du soleil pour coucher son roi. Une belle défaite !

Yves a mené, lui aussi, un joli combat, contre un adversaire plus fort de près de 200 points. Certes, il donna un pion mais obtint en échange une belle initiative et des menaces. Etait-ce souhaitable de céder son fou en fianchetto du roque ?  Avec une position un peu supérieure, mais en Zeitnot, Yves préféra ne courir aucun risque et engranger une nulle méritoire.

Olivier jouait avec les Blancs contre un adversaire à qui il rendait plus de 200 points ELO. Longtemps, il obtient un avantage en espace et développement. Toutefois, deux erreurs de calcul, alors qu'il croyait capturer la dame, lui seront fatales. Un manque de concentration et de sérénité coupables ! Une défaite sans gloire !

Gérard mit du temps avant de poser de réels problèmes à son adversaire. Mais alors, il ne lâcha plus prise, le roi blanc étant son objectif clairement visé. Dommage qu'il n'ait pas songé à neutraliser l'unique défenseur du roi, le cavalier en e4, en sacrifiant une tour, qui se morfondait en f8. Mais sans doute voulait-il faire durer la torture. Son expérience et sa proverbiale solidité eurent raison de son opposant.

Marc Ferry, avec les Blancs, dut affronter une jeune fille de 11 ans, qui pourrait bient être la nièce de Anand. Comme à son habitude, Marc se débarrasse de ses fous  contre un fou et un cavalier. Curieusement, il resta sans inspiration, ses "bourrins" ne s'éloignant guère de l'écurie... Très vite, il laissa les Noirs développer l'activité redoutable de leurs pièces. Et le clouage qui finit par lui coûter une pièce ne fut pas une réelle surprise, tant l'initiative et l'imagination étaient du côté des Blancs. Marc nous avait habitués à de bien plus belles batailles... Une défaite contre une jeune joueuse pleine de talent, certes...

Daniel dut ronger son frein une grande partie du temps avec des pions à peu près bloqués et des pièces mal placées. Enfin, il sut trouver la clé et la position devint beaucoup plus intéressante et agressive. Il profita d'une tour adverse quasiment bloquée pour avancer ses pions à l'aile dame, se créant un avant-poste redoutable.Enfin, il sut trouver de forts coups, T e4 pour intercepter l'action de la dame blanche, puis le courageux et indispensable Te4 xd4, répété une seconde fois avec l'autre tour, avec un précieux gain de pion et une attaque sur le roi. Félicitations pour cette fin de partie dynamique et créative ! La victoire couronna ce feu d'artifice.

Notre équipe était encore en rôdage pour ce premier match ; nul doute que la suite démontrera nos ambitions pour la saison !

 

Olivier Angel